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Troubles

Soutien naturel pendant la chimiothérapie

26 avril 2017

Pour beaucoup de gens, la pensée même de la chimiothérapie évoque des images effrayantes de nausées débilitantes, de vomissements, de diarrhée et de faiblesse. Cependant, les nouveaux médicaments ont rendu la plupart des schémas chimio-thérapeutiques mieux tolérés que par le passé. Cela dit, la chimiothérapie peut être la cause d'une multitude d'effets secondaires indésirables. La nature des effets secondaires qui apparaîtront est étroitement liée au type de chimiothérapie, la posologie et le calendrier des traitements, l'état de santé général du patient et l'historique des éventuelles chimiothérapies antérieures.

L'un des problèmes rencontrés avec la chimiothérapie est son activité contre toutes les cellules en division, qu'elles soient cancéreuses ou non. Cela signifie que les cellules qui tapissent les intestins, celles de la moelle osseuse et des follicules pileux, toutes des cellules continuellement en division, seront également endommagées par la chimiothérapie. Heureusement, il existe des produits naturels qui peuvent être utilisés pour protéger contre les effets néfastes de la chimiothérapie tout en augmentant simultanément l'efficacité de cette dernière. Les mesures naturelles que je recommande valent certainement la peine d'être intégrées à votre plan de traitement contre le cancer et peuvent faire la différence entre la vie et la mort.

Combinés avec quelques directives alimentaires de base, il y a cinq suppléments clés qui peuvent être utilisés pour soutenir toute forme de chimiothérapie ou de radiothérapie.

De plus, il est primordial de prendre de la coenzyme Q10 si vous êtes sous doxorubicine (adriamycine) ou tout autre agent de chimiothérapie connu pour son impact néfaste sur le cœur. Quelles sont les directives alimentaires générales à suivre ? En raison de la nausée et des vomissements causés parfois par le cancer lui-même, ainsi que par de nombreux agents de chimiothérapie et / ou les radiothérapies, de nombreux patients atteints de cancer développent l'anorexie : la perte de l'appétit ou du désir de manger. Cette situation n'est pas acceptable du tout, car elle peut entraîner une maladie connue sous le nom de « cachexie » associée au cancer : un syndrome de dépérissement caractérisé par la faiblesse et une perte continue et notable de poids, de graisse et de muscle. On estime qu'environ 40 % des patients atteints de cancer meurent de malnutrition plutôt que de la maladie elle-même. L'importance d'une nutrition de qualité dans la lutte contre le cancer ne peut être exagérée.

Les patients cancéreux qui ont un bon statut nutritionnel ont plus de chances de tolérer le traitement du cancer, ainsi que ses effets secondaires. La combinaison de la chimiothérapie et d'un mauvais statut nutritionnel peut conduire au dépérissement progressif, à la faiblesse et à une résistance inférieure à l'infection qui peut parfois s'avérer fatale.

Les suggestions alimentaires suivantes peuvent aider à améliorer l'état nutritionnel des patients atteints de cancer :

  1. Mangez de petits repas fréquents (toutes les 1 à 2 heures) ;
  2. Boire un smoothie à haute teneur en protéines: contenant 20 à 30 grammes de protéine de lactosérum deux fois par jour ;
  3. Acheter une machine à jus et boire 18 à 24 onces de jus frais de fruits ou de légumes par jour.
  4. Utiliser des assaisonnements, des épices et des arômes, mais évitez les arômes qui sont très sucrés ou très amers. Une plus grande sensibilité au goût des aliments peut leur donner l'impression que les aliments sont fades ou dépourvus de saveur ;
  5. Manger des aliments mous ou humides et éviter les aliments durs et secs ;
  6. Prendre de petites bouchées et bien mâcher les aliments ; et
  7. Boire 48 onces d'eau par jour au minimum, en plus des 18 à 24 onces de jus frais de fruits ou de légumes.

Qu'entendez-vous par consommation régulière de boissons dites « vertes » ?

Le terme « boissons vertes » est le terme que nous utilisons pour désigner le thé vert et un certain nombre de produits déshydratés disponibles dans le commerce contenant de l'herbe d'orge, de l'herbe de blé, ou des sources d'algues comme la chlorella ou la spiruline et qui sont ensuite « réhydratés » en les mélangeant avec de l'eau. Le produit que je recommande : « Enriching Greens® », est riches en composés phytochimiques particulièrement utiles dans la lutte contre le cancer. Les boissons vertes ne doivent pas être consommées par les patients sous coumadin (warfarine) : un médicament qui bloque la coagulation du sang en interférant avec les actions de la vitamine K. Étant donné que les boissons vertes peuvent être riches en vitamine K, il est impératif que les personnes sous coumadin évitent ces boissons.

Les antioxydants doivent-ils être évités pendant les traitements de chimiothérapie ?

L'une des recommandations les plus controversées en matière de soutien de la chimiothérapie (ainsi que la radiothérapie) est l'utilisation de nutriments antioxidants pendant la phase active du traitement. Alors qu'il y ait peu de préoccupation concernant l'utilisation de nutriments antioxydants après l'achèvement d'une chimiothérapie ou d'une radiothérapie, la préoccupation qu'éprouvent beaucoup d'oncologues est que les nutriments antioxydants peuvent interférer avec l'efficacité des thérapies conventionnelles. Cette crainte est-elle justifiée ?

Selon de nombreux experts, la réponse est non.1, 2 Le Dr Kedar Prasad et ses collègues du Centre de recherche sur les vitamines et le cancer du Département de radiologie du « Denver Science Center » de l'Université du Colorado sont parmi les experts les plus compétents dans ce domaine. Le Dr Prasad a déclaré que les préoccupations relatives à l'utilisation d'antioxydants à haute dose pendant la chimiothérapie et la radiothérapie « ne sont pas fondées ». Le Dr Prasad estime que : « sur la base des résultats de nos études et celles des autres experts, nous avons formulé une hypothèse selon laquelle la supplémentation en doses élevées de plusieurs vitamines antioxydantes, ainsi que la modification du régime alimentaire et le changement du mode de vie, pourraient améliorer l'efficacité des traitements standard et expérimentaux du cancer et ce, en réduisant leur toxicité sur les cellules normales et en augmentant leurs effets inhibiteurs du développement des cellules cancéreuses ».

Le résultat final est qu'en plus des innombrables études sur les animaux, la majorité des études ayant porté sur l'homme ont démontré que les patients traités avec des antioxydants pendant la chimiothérapie et / ou la radiothérapie tolèrent mieux le traitement standard, ont une meilleure qualité de vie et surtout vivent plus longtemps que les patients qui ne reçoivent aucun suppléments. Par exemple, la conclusion d'une étude qui a porté sur des patients atteints de cancer du poumon à petites cellules en utilisant une chimiothérapie combinée de cyclophosphamide, d'adriamycine (doxorubicine) et de vincristine avec des rayonnements et une combinaison d'antioxydants, de vitamines, d'oligo-éléments et d'acides gras était que le soutien nutritionnel a prolongé de façon significative la durée de survie des patients.3

Mais, mon oncologue m'a affirmé que de certaines preuves scientifiques démontraient que les antioxydants interféraient avec la chimiothérapie, que dois-je faire ?

Lorsque les oncologues citent des « preuves scientifiques » selon lesquelles les antioxydants interfèrent avec la chimiothérapie et la radiothérapie, ils ont tendance à ignorer le fait que la majorité de ces études montrent des effets essentiellement bénéfiques. Les preuves scientifiques auxquelles se réfèrent ces oncologues se basent principalement sur des études animales où l'animal reçoit (généralement via une injection dans les intestins) des dosages d'un antioxydant qui dépassent de loin la quantité normalement recommandée ou des études in vitro (éprouvette) où on utilise des concentrations d'antioxydants inatteignables dans les systèmes vivants.

Par exemple, lorsque la vitamine E est administrée à des souris à des doses qui ne sont pas susceptibles d'être atteintes avec une supplémentation normale chez l'homme (par exemple une posologie supérieure à 35 000 UI), elle peut réduire l'efficacité de la radiothérapie.4 La vitamine E aux doses couramment utilisées n'interfère pas avec la radiothérapie ou la chimiothérapie ; au contraire, elle semble avoir la capacité d'augmenter les chances de succès de ces traitements.5, 6 On peut dire la même chose pour la CoQ10, ainsi que de nombreux autres antioxydants. La seule véritable exception est la N-acétylcystéine (NAC) : un dérivé de l'acide aminé naturel, la cystéine. Il n'existe pas d'études qui démontre que la NAC a un effet significatif sur le résultat du traitement et / ou qu'elle est source d'un quelconque risque d'inhibition des agents de chimiothérapie (par exemple le cisplatine). 7, 8

Donc, je ne recommande pas qu'elle soit utilisée pendant le traitement actif avec un agent de chimiothérapie. Une fois que la chimiothérapie est terminée, la NAC peut être bénéfique pour remédier aux éventuelles lésions rénales ou nerveuses. Quant à savoir ce qu'il faut faire, je pense qu'il est extrêmement important d'établir une relation avec un oncologue en qui vous avez confiance ou un centre de traitement du cancer avec lequel vous pouvez communiquer. Cela peut paraître difficile, mais c'est faisable. Je vous encourage à discuter de tous les suppléments que vous utilisez avec votre médecin. Si votre médecin n'est pas familier avec la littérature scientifique qui soutient l'utilisation des antioxydants pendant les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, alors je me permettrais de leur conseiller l'article de synthèse écrit par le Dr Kedar Prasad et ses collègues « Doses élevées de vitamines antioxydantes : Ingrédients essentiels dans l'amélioration de l'efficacité de la thérapie standard contre le cancer ", publié dans le « Journal of the American College of Nutrition » (voir référence n° 1). Espérons que lorsque votre oncologue se familiarisera avec les faits qu'ils appuient il vous soutiendra les recommandations que je fais ici.

Pourquoi est-il important de prendre un multivitamines et minéraux à forte activité si vous êtes sous chimiothérapie ?

Étant donné que le système immunitaire nécessite une source constante de presque tous les éléments nutritifs, il est logique qu'une formule multivitamines et minéraux à forte activité, combinée avec une supplémentation nutritionnelle adéquate soient la première étape du soutien du système immunitaire chez les patients sous chimiothérapie. Les carences de pratiquement n'importe quel nutriment peuvent entraîner une importante diminution de la fonction immunitaire, en particulier les carences en vitamines C, E, A, B6, B12 et en acide folique.

Les minéraux qui sont particulièrement importants sont le zinc et le sélénium. Les formules de multivitamines et minéraux que je recommande, à savoir les produits « MultiStart™ » de Natural Factors, sont conçues pour répondre aux multiples besoins nutritionnels des différents âges et sexes. Ces formules contiennent non seulement des niveaux de vitamines et de minéraux adaptés aux deux sexes ainsi qu'aux différentes tranches d'âge, mais également des facteurs digestifs et des extraits de plantes sélectionnés en fonction du sexe et / ou de la tranche d'âge.

Qu'est-ce que Maitake D ou M D-fraction ?

Le champignon maitake (Grifola frondosa ou polypore en touffe) est la source de composés grandement bénéfiques pour le système immunitaire et dont les vertus ont été prouvées par de nombreuses études cliniques. Au début des années 1980, le Dr Hiroaki Nanba, du Japon, étudiait les propriétés immunostimulantes des champignons lorsqu'il en conclut que les extraits de maitake avaient une activité antitumorale plus prononcée, dans les tests sur animaux, que les autres extraits de champignons. L'un des principaux avantages du maitake est sa capacité à être pleinement efficace lorsqu'il est administré par voie orale. En revanche, les autres champignons que le docteur Nanba étudiait, tels que le shitake, n'étaient efficaces que lorsqu'ils étaient injectés dans le système sanguin.

En 1984, le Dr Nanba a identifié une fraction de maitake qui possédait une grande capacité à stimuler les globules blancs connus sous le nom de macrophages (traduction littérale « big eaters »). Ces globules blancs spécialisés phagocytent ou engloutissent les particules étrangères, y compris les cellules cancéreuses, les bactéries et les débris cellulaires. Le Dr Nanba a appelé sa découverte « Maitake D-fraction ». Une purification supplémentaire de la fraction D a donné la fraction M, D-fraction (brevet US n° 5 854 404), qui est encore plus bioactive que la fraction D.

Les fractions bêta-glucane du Maitake semblent aider à réduire les effets secondaires de la chimiothérapie conventionnelle (et de la radiothérapie) tout en améliorant son efficacité. En 1994, un groupe Chinois a publié les résultats d'une étude pilote sur 63 patients atteints de cancer déclarant un taux effectif total contre les tumeurs solides supérieur à 95 % et un taux effectif contre la leucémie supérieure à 90 %9 dans une étude préliminaire menée par le Dr Nanba, 165 patients atteints de cancer avancé ont reçu l'extrait maitake. 10

90 % des patients qui étaient également sous chimiothérapies ont connu une réduction des effets secondaires communs à cette dernière, y compris la perte de cheveux, la diminution du nombre de globules blancs, les nausées, les vomissements et perte d'appétit. Le maitake a démontré un effet réducteur des niveaux de douleur chez 83 % des patients. Les résultats étaient meilleurs pour les cancers du sein, du poumon et du foie. Le Dr Nanba a annoncé une amélioration significative des symptômes ou une régression des tumeurs chez 73,3 % des patients atteints de cancer du sein, 66,6 % pour le cancer du poumon et 46,6 % pour le cancer du foie.

Le dosage des extraits de maitake est basé sur le niveau de la fraction D ou M, D-fraction. L'intervalle posologique thérapeutique est basé sur le poids du corps, 0,5 mg à 1,0 mg pour chaque kilogramme (2,2 livres) du poids du corps par jour. Cela se traduit par une dose d'environ 35 à 70 mg de la fraction D ou M, D-fraction. La dose recommandée pour la prévention est généralement de 5 à 15 mg de la fraction D ou M, D-fraction. Pour de meilleurs résultats, prendre le maitake 20 minutes avant les repas ou à jeun.

Que sont les enzymes protéolytiques ?

Les enzymes protéolytiques (ou protéases) désignent différentes enzymes qui digèrent les protéines (les décomposent en plus petites unités). Ces enzymes comprennent les protéases pancréatiques chymotrypsine et trypsine, la bromélaïne (enzyme d'ananas), la papaïne (enzyme de la papaye), les protéases fongiques et la serrapeptase (l'enzyme du « ver à soie »). Les enzymes protéolytiques sont utilisées depuis longtemps dans le traitement du cancer. Les recherches cliniques qui existent actuellement sur les enzymes protéolytiques suggèrent des avantages non négligeables dans le traitement de nombreuses formes de cancer. Les études cliniques en question ont démontré des améliorations de l'état général des patients, ainsi que de leur qualité de vie et des améliorations modestes à significatives de leur espérance de vie. 11

Les sujets de ces études étaient principalement des patients atteints de cancers du sein, du poumon, de l'estomac, de la tête et du cou, des ovaires, du col de l'utérus et du côlon ; et de lymphomes et de myélomes multiples. Ces études ont impliqué l'utilisation d'enzymes protéolytiques en conjonction avec une thérapie conventionnelle (chirurgie, chimiothérapie et / ou radiothérapie), ce qui indique que les enzymes protéolytiques peuvent être utilisés en combinaison avec ces thérapies conventionnelles. Étant donné que les enzymes protéolytiques animales et végétales ont des effets légèrement différents, je recommande l'utilisation de «  Zymactive™ », un complexe à forte activité qui fournit une vaste gamme d'enzymes protéolytiques puissantes. Je recommande de commencer par la plus petite dose, à savoir un comprimé 15 minutes avant les repas trois fois par jour et d'augmenter progressivement et de façon hebdomadaire jusqu'à la pleine dose de trois comprimés trois fois par jour. Remarque : la consommation excessive de n'importe quelle enzyme protéolytique peut entraîner des troubles gastro-intestinaux et / ou des diarrhées.

Qu'est-ce que la curcumine et dans quelle mesure est-elle bénéfique au patient atteint de cancer ?

La curcumine est le pigment jaune du curcuma (Curcuma longa) : le principal ingrédient du curry. Elle a démontré une importante activité dans de nombreuses études expérimentales et cliniques, impliquant des propriétés inflammatoires et anticancéreuses. Elle exerce un ensemble complexe d'actions bénéfiques pour la prévention et le traitement du cancer. Les effets anticancéreux du curcuma et de la curcumine ont été démontrés pendant toutes les étapes de développement du cancer : l'initiation, la promotion et la progression. 12 Les effets protecteurs de la curcumine ne sont que partiellement expliqués par son effet antioxydant direct. Les autres effets anticancéreux notés comprennent la capacité à : inhiber la formation de nitrosamines cancérigènes ; augmenter les niveaux de composés anticancéreux, tels que le glutathion dans le corps ; promouvoir la désintoxication appropriée des composés cancérigènes par le foie ; et empêcher l'expression excessive de l'enzyme cyclo-oxygénase 2 (COX-2).

Cette enzyme produit des dérivés pro-inflammatoires et cancéreux à partir des acides gras essentiels (prostaglandines de la série 2). La curcumine a donné des résultats antitumoraux concluants dans un certain nombre de modèles expérimentaux de cancers de la prostate, du sein, de la peau, du côlon, de l'estomac et du foie. On pense que ses effets sont le résultat de plusieurs mécanismes :

  • L'inhibition de l'angiogenèse. La croissance des tumeurs dépend de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins pour l'alimenter ;
  • L'inhibition des sites récepteurs du facteur de croissance épidermique (FCE). Environ deux tiers de tous les cancers surproduisent des sites récepteurs du FCE, augmentant ainsi la sensibilité des cellules cancéreuses à cette substance qui stimule la prolifération cellulaire ;
  • L'inhibition du facteur de croissance des fibroblastes. (BGF). Ce facteur de croissance favorise l'angiogenèse : la formation de nouveaux vaisseaux sanguins pour nourrir la tumeur grandissante ;
  • L'inhibition du facteur nucléaire kappa B (NF-kb). De nombreux cancers surproduisent ce facteur de croissance pour surmonter l'arrêt de la prolifération cellulaire ;
  • L'augmentation de l'apoptose (suicide cellulaire) des cellules cancéreuses ; et
  • L'inhibition des enzymes qui favorisent la croissance des cellules tumorales.

La dose recommandée pour la curcumine est de 200 à 400 mg trois fois par jour.

Pourquoi recommandez-vous la coenzyme Q10 aux personnes sous doxorubicine ?

La doxorubicine est particulièrement nocive pour le cœur et peut causer de graves dommages (cardiomyopathie). En fait, les dommages causés au cœur sont souvent mortels. Un certain nombre d'études ont démontré que la CoQ10 peut prévenir la toxicité cardiaque associée à la doxorubicine sans réduire l'effet antitumoral.13,14 Pour de meilleurs résultats, je recommande l'utilisation de « Clear Q™ » de Natural Factors. Afin de maximiser l'absorption et l'utilisation de la CoQ10, certains fabricants ont cherché des composés synthétiques pour optimiser la solubilité de cette dernière. Au lieu de suivre cette approche, Natural Factors a choisi de se fier à la nature. En utilisant un procédé, en attente de brevet, connu sous le nom de Lipcom® (contraction de « lipid compression » compression des lipides), ils ont dissous la CoQ10 dans la forme la plus pure de vitamine E naturelle (Clear Base™ Vitamine E, acétate de D-alpha-tocophérol pur 100% naturel). Le résultat est que la CoQ10 est biologiquement améliorée grâce à une absorption, une utilisation et une fonction accrues.

Lors d'une étude préliminaire, les taux sanguins de CoQ10 six heures après la prise de Clear Q étaient supérieurs de 235 % à ceux obtenus  avec la CoQ10 standard. Tout aussi impressionnant est le fait que les niveaux sanguins de CoQ10 six heures après la prise d'une dose de charge de Clear Q™ peut atteindre plus de 2,5 mcg / ml, qui est considéré comme étant le niveau sanguin requis pour obtenir des résultats cohérents avec la CoQ10. La dissolution de la CoQ10 dans la vitamine E permet à la fois de maximiser son absorption et d'augmenter la probabilité que la CoQ10 restera dans sa forme active. La CoQ10 est présente dans le sang à la fois sous forme oxydée (inactive) et réduite (active).

En période de stress oxydatif accru ou de faibles niveaux de vitamine E, davantage de CoQ10 sera transformé en sa forme oxydée (inactive). Ainsi, en fournissant des niveaux élevés de vitamine E pure, l'activité biologique et la fonction de la CoQ10 sont améliorées. Par ailleurs, la CoQ10 améliore l'activité de la vitamine E également. Je recommande aux personnes sous doxorubicine de prendre deux capsules de ClearQ quotidiennement. Tout comme la CoQ10, la vitamine E prévient les effets négatifs de la doxorubicine sans diminuer ses effets thérapeutiques. 6,15

Y a-t-il des suppléments que vous recommandez spécialement pour les cancers du sein et de la prostate ?

Oui, il y a deux autres suppléments que je recommande à ces patients : L'indole-3-carbinol (I3C) à une dose de 300 à 400 mg par jour et le calcium D-glucarate à une dose de 400 à 1200 mg par jour. L'I3C est l'un des principaux composés anticancéreux des légumes de la famille du chou. L'I3C est particulièrement protecteur contre le cancer du sein, de la prostate et du col de l'utérus, ceci est dû à un certain nombre d'actions, y compris sa capacité à augmenter la répartition des œstrogènes. Des études préliminaires ont également montré que la prise de l'I3C comme supplément diététique augmentait de façon significative la conversion des formes cancérigènes de l’œstrogène en produits de dégradation non toxiques. 16,17

Le calcium D-glucarate est également important parce qu'il inhibe une enzyme, présente dans l'intestin, qui interfère avec l'élimination de l'excès d'œstrogène.18 L'une des principales manières dont le corps se débarrasse de l'œstrogène est en y fixant l'acide glucuronique dans le foie et en éliminant le complexe qui en résulte dans la bile. La glucuronidase est une enzyme bactérienne qui brise la liaison entre l'œstrogène excrété et l'acide glucuronique. En inhibant cette enzyme, le calcium D-glucarate favorise l'excrétion de l'œstrogène. Une autre recommandation importante en cas de le cancer du sein ou de la prostate est de consommer des graines de lin moulues.

Les graines de lin contiennent un groupe important de composés anticancéreux connus sous le nom de lignanes. Les graines de lin sont faciles à moudre à l'aide d'un moulin à café, d'un robot culinaire ou d'un robot mixeur. Je recommande une ou deux cuillères à soupe par jour, le mieux est de les ajouter aux aliments, comme des céréales chaudes, des salades, ou des smoothies. Bien qu'il soit très connu que les lignanes de lin peuvent prévenir et même rétrécir le cancer du sein, elles se lient également aux récepteurs de l'hormone masculine et favorisent l'élimination de la testostérone. Selon une étude menée au centre médical de l'Université de Duke et le centre médical « Durham Veterans Affairs » et ayant porté sur des hommes atteints de cancer de la prostate, un régime faible en graisses (≤ 20 % des calories totales), complété par 30 grammes de graines de lin moulues (environ deux cuillères à soupe), a réduit la testostérone sérique de 15 %, a ralenti le rythme de croissance des cellules cancéreuses et a augmenté le taux de mortalité des cellules cancéreuses après seulement 34 jours. 19

 Références

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  13. Dorai T, Cao YC, Dorai B, Buttyan R, Katz AE.Therapeutic potential of curcumin in human prostate cancer. III. Curcumin inhibits proliferation, induces apoptosis, and inhibits angiogenesis of LNCaP prostate cancer cells in vivo. Prostate 2001;47(4):293-303.
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